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Poèmes en français

Poeme La Thébaïde des grèves

Je dirai les enfants jouant devant la porte,
La fermière abreuvant les vaches au lavoir,
Les passereaux de l’aire et le char qui rapporte
L’ajonc pour les chevaux à la brune du soir

Joie et douleur du toit, vous serez mon domaine.
Durant d’assez longs temps on a chanté les rois,
Et les vagues ennuis que le riche promène ;
Poète du foyer, j’y planterai la croix.

Le temps n’est pas venu de me jeter au drame,
Mon tableau sera simple et sans déchirements ;
Je dirai les amis, et l’enfant, et la femme,
Et les deuils résignés et les recueillements.

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Poeme La Thébaïde des grèves - Hippolyte de La Morvonnais