Si j’avais comme vous, mignardes colombelles
Si j’avais comme vous, mignardes colombelles,
Des plumages si beaux sur mon corps attachés,
On aurait beau tenir mes esprits empêchés
De l’indomptable fer de cent chaînes nouvelles,
Sur les ailes du vent je guiderais mes ailes,
J’irais jusqu’au séjour où mes biens sont cachés,
Ainsi, voyant de moi ces ennuis arrachés,
Je ne sentirais plus ces absences cruelles.
Colombelles, hélas! que j’ai bien souhaité
Que mon corps vous semblât autant d’agilité,
Que mon âme d’amour à votre âme ressemble :
Mais quoi! je le souhaite, et me trompe d’autant.
Ferais-je bien voler un amour si constant
D’un monde tout rempli de vos ailes ensemble?





Versets similaires:
- Vous m’aviez dit que vous m’aimiez bien fort Vous m’aviez dit que vous m’aimiez bien fort, Bien fort, bien fort, et ainsi je l’ai cru, Mais tôt après […]...
- D’où vient cela, belle, je vous supplie D’où vient cela, belle, je vous supplie Que plus à moi ne vous recommandez? Toujours serai de tristesse rempli Jusques […]...
- Ô vous, comme un qui boite au loin, Chagrins et Joies Ô vous, comme un qui boite au loin, Chagrins et Joies, Toi, coeur saignant d’hier qui flambes aujourd’hui, C’est vrai […]...
- A son livre Mon livre (et je ne suis sur ton aise envieux), Tu t’en iras sans moi voir la Cour de mon […]...
- Vous n’aimez rien que vous, de vous-même maîtresse Vous n’aimez rien que vous, de vous-même maîtresse, Toute perfection en vous seule admirant, En vous votre désir commence et […]...
- Autant comme l’on peut en un autre langage Autant comme l’on peut en un autre langage Une langue exprimer, autant que la nature Par l’art se peut montrer, […]...
- Mais si mon foible corps (qui comme l’eau s’escoule) Mais si mon foible corps (qui comme l’eau s’escoule) Et s’affermit encor plus longtemps qu’un plus fort) S’avance à tous […]...
- Elle s’avance, comme je viens Elle s’avance, comme je viens, A petits pas, dans le silence, La belle nuit bleue ; regarde-moi bien, Elle s’avance […]...
- Qu’en dites-vous, mon Coeur? Je vous prie de le dire Qu’en dites-vous, mon Coeur? Je vous prie de le dire. Quoi? vous rêvez, ce semble, ô quelle étrange humeur! Mais […]...
- Tantôt pour vous trouver entrant en votre salle Tantôt pour vous trouver entrant en votre salle J’ai vu entre plusieurs votre image et tableau Qui montre au naturel […]...
- Vous de qui l’oeil est mon vainqueur Vous de qui l’oeil est mon vainqueur ; Belle qui causastes l’orage, Qui soufla premier en mon coeur, Les feux […]...
- Vous rochers orgueilleux, et vous forêts fidèles Vous rochers orgueilleux, et vous forêts fidèles Que je fais retentir de mes chants languissants, Antres qui répondez à mes […]...
- Marie, vous passez en taille, et en visage Marie, vous passez en taille, et en visage, En grâce, en ris, en yeux, en sein, et en téton, Votre […]...
- Ô vous, maudits sonnets, vous qui printes l’audace Ô vous, mauditz sonnetz, vous qui prinstes l’audace De toucher à Madame! ô malings et pervers, Des Muses le reproche, […]...
- Vous êtes calme, vous voulez un voeu discret Vous êtes calme, vous voulez un voeu discret, Des secrets à mi-voix dans l’ombre et le silence, Le coeur qui […]...
- Vous qui sans corps, Démons, errez en France Vous qui sans corps, Démons, errez en France, Laissez ici reposer doucement Vos membres froids, et chez vous maintenant Courez […]...
- Vous faites voir des os quand vous riez, Heleine Sonnet Vous faites voir des os quand vous riez, Heleine, Dont les uns sont entiers et ne sont gueres blancs […]...
- Chanson : Philis, vous vous plaignez Philis, vous vous plaignez que je n’ay point d’esprit A vous parler de mon martyre. Helas! ignorez-vous qu’un mal que […]...
- Comme un corps féminin que la mère Nature Comme un corps féminin que la mère Nature N’a point favorisé de présent gracieux S’efforce vainement, d’un art industrieux, A […]...
- Vous, ô Dieux, qui à vous presque égalé m’avez Vous, ô Dieux, qui à vous presque égalé m’avez, Et qu’on feint comme moy serfs de la Cyprienne : Et […]...
- Mon seul Sauveur, que vous pourrais-je dire? Rondeau Mon seul Sauveur, que vous pourrais-je dire? Vous connaissez tout ce que je désire ; Rien n’est caché devant […]...
- Quand vous voyez, que l’étincelle Quand vous voyez, que l’étincelle Du chaste Amour sous mon aisselle Vient tous les jours à s’allumer, Ne me devez-vous […]...
- Prenez le cas que, comme je suis vôtre Prenez le cas que, comme je suis vôtre – Et être veux – vous soyez tout à moi : Certainement […]...
- Pour qui tant de travaux? pour vous? de qui l’aleine Pour qui tant de travaux? pour vous? de qui l’aleine Pantelle en la poictrine et traine sa langueur? Vos desseins […]...
- Ne vous étonnez point si mon esprit qui passe Ne vous étonnez point si mon esprit qui passe De travail en travail par tant de mouvements, Depuis qu’il est […]...
- L’une vous aime, et si ne peut savoir L’une vous aime, et si ne peut savoir Qu’Amour lui soit ou propice, ou contraire : L’autre envers vous fait […]...
- Coeur prisonnier, je vous le disais bien Rondeau Coeur prisonnier, je vous le disais bien, Qu’en la voyant vous ne seriez plus mien Si j’eusse eu lors […]...
- Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites. Tout peut sortir d’un mot qu’en passant vous perdîtes. Tout, la […]...
- D’un buveur d’eau, comme avez débattu D’un buveur d’eau, comme avez débattu, Le sang n’est point de glace revêtu, Mais si bouillant et si chaud au […]...
- Comme le corps ne permet point de voir Comme le corps ne permet point de voir À son esprit, ni savoir sa puissance : Ainsi l’erreur, qui tant […]...