Jardin d’hiver
À Alphonse Daudet. Ma vie, où des vols de colombes Neigeaient autrefois dans l’azur, Est un jardin rempli de tombes […]
Poèmes en français
À Alphonse Daudet. Ma vie, où des vols de colombes Neigeaient autrefois dans l’azur, Est un jardin rempli de tombes […]
Ah! si fines de taille, et si souples, si lentes Dans leur étroit peignoir enrubanné de feu, Les yeux couleur […]
Portant dans ses bras nus ses deux enfants jumeaux, Le Sommeil et la Mort, la Nuit pensive et douce D’un […]
Enchanteurs et sorciers, Mantegna, Léonard! Des sourires de femme apparus dans les Louvre Plus d’un porte une plaie au flanc, […]
Sous un grand chaperon de peluche écarlate, Un clair escoffion brodé de perles rondes Enserre un front de vierge aux […]
Un pâle clair de lune allonge sur la grève L’ombre de hauts clochers et de grands toits, où rêve Tout […]
Pour Théophile Gautier Sous leurs feuilles glauques et lisses, Les blancs nénuphars allemands Bercent au fond de leurs calices Des […]
Ni les douces langueurs des flùtes et des lyres, Ni les parfums mourants des vagues encensoirs En cadence envolés dans […]
Parmi les trèfles d’or et les roses d’émail, Peinte avec des yeux verts et des cheveux de cuivre Sur un […]
C’était au fond d’un rêve obsédant de regrets. J’errais seul au milieu d’un pays insalubre. Disque énorme, une lune éclatante […]
Comme un lointain étang baigné de clair de lune, Le passé m’apparaît dans l’ombre de l’oubli. Mon âme, entre les […]
Dans un corps baleiné, renflé comme un ciboire, Tout de satins crémeux et d’opaques velours, C’est une dame étrange aux […]
À Jean Richepin. Toi, tu dois les aimer, les grands ciels de septembre, Profonds, brûlants d’or vierge et trempés d’outremer. […]
« Sois charmante et tais-toi. » (Beaudelaire) C’est une Dame étrange et sombre en bronze vert, Dans sa lividité comme décomposée, Et […]
À Edgar Poe. Dans l’herbe folle et l’ortie, La paupière appesantie, Rôde un chat maigre au poil roux. Le mur […]
Les bras nus cerclés d’or et froissant le brocart De sa robe argentée aux taillis d’aubépines, Mélusine apparaît entre les […]
Le long des marbres noirs et des sombres portiques, Bordant du pâle Hadès les quais silencieux, L’éphèbe éblouissant et l’espoir […]
C’était un grand bois calme aux troncs baignés d’azur. Une tête d’angoisse aux yeux d’illuminée Flambants et bleus, pensive et […]
A l’heure, où les bois d’aubépines, De combe en combe au loin neigeant, Apparaîtront dans les ravines Comme un léger […]
Pour Gustave Moreau. La Chimère indomptable aux yeux profonds et bleus, Abîmes rayonnants dans un visage d’homme, Des lointaines Memphis […]