Française poésie

Poèmes en français

Dans le lit vaste et dévasté

Dans le lit vaste et dévasté J’ouvre les yeux près d’elle ; Je l’effleure : un songe infidèle L’embrasse à […]

Avril, dont l’odeur nous augure

Avril, dont l’odeur nous augure Le renaissant plaisir, Tu découvres de mon désir La secrète figure. Ah, verse le myrte […]

Dessous la courtine mouillée

Dessous la courtine mouillée Du matin soucieux, Tu balances, harmonieux, Ta branche dépouillée, Beau peuplier qui de l’été Fais voir […]

C’était longtemps avant la guerre

Sur la banquette en moleskine Du sombre corridor, Aux flonflons d’Offenbach s’endort Une blanche Arlequine. … Zo’ qui saute entre […]

Réveil

Si tu savais encor te lever de bonne heure, On irait jusqu’au bois, où, dans cette eau qui pleure Poursuivant […]

Le temps d’Adonis

Dans la saison qu’Adonis fut blessé, Mon caeur aussi de l’atteinte soudaine D’un regard lancé. Hors de l’abyme où le […]

Tel variait au jour changeant

Tel variait au jour changeant – Avec l’or de tes boucles, Le sang d’un collier d’escarboucles Dans ma tasse d’argent […]

De tout ce gala de province

De tout ce gala de province Où l’on donnait Manon, Je ne revois plus rien sinon Ta forme étrange, et […]

Vous qui retournez du Cathai

Vous qui retournez du Cathai Par les Messageries, Quand vous berçaient à leurs féeries L’opium ou le thé, Dans un […]

In memoriam J. G. M

M. C. M. III. Dormez, ami ; demain votre âme Prendra son vol plus haut. Dormez, mais comme le gerfaut, […]

Nocturne

Ô mer, toi que je sens frémir A travers la nuit creuse, Comme le sein d’une amoureuse Qui ne peut […]

Alcôve noire

Ces premiers froids que l’on réchauffe d’un sarment, – Et des platanes d’or le long gémissement, – Et l’alcôve au […]

La première fois

– » Maman!… Je voudrais qu’on en meure. « Fit-elle à pleine voix. – » C’est que c’est la première […]

Rêves d’enfant

Circé des bois et d’un rivage Qu’il me semblait revoir, Dont je me rappelle d’avoir Bu l’ombre et le breuvage […]

La Cigale

Quand nous fûmes hors des chemins Où la poussière est rose, Aline, qui riait sans cause En me touchant les […]

Fô a dit

» Ce tapis que nous tissons comme » Le ver dans son linceul » Dont on ne voit que l’envers […]

Épitaphe

I. M. N. Plus souple à dénouer mes plis Que le serpent n’ondule, Ayant tous, ô Vénus Pendule, Tes rites […]